Selon l’Unicef, la victime occupait des fonctions de responsabilité dans la gestion des programmes de l’organisation dans la région. L’agence onusienne a indiqué qu’une enquête serait menée afin d’établir les circonstances exactes de son décès.
Sur le terrain, des témoins ont rapporté avoir entendu des explosions et le bourdonnement de drones dans la nuit. Une habitation située dans un quartier résidentiel du centre de Goma aurait été directement touchée. Le bâtiment, fortement endommagé, a partiellement pris feu et sa toiture a été détruite, tandis que des habitations voisines ont subi des dégâts, notamment des vitres soufflées par l’onde de choc.
Selon des témoignages recueillis sur place, deux explosions distinctes auraient été entendues, la première précédée par le bruit d’un drone, la seconde survenue peu après. Une autre frappe aurait également visé un site situé à proximité d’une villa dans la même zone.
De son côté, Corneille Nangaa, chef de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), branche politique du M23, a affirmé que la frappe aurait été menée par l’armée congolaise. Selon lui, la maison touchée se trouvait à proximité d’une résidence liée à l’ancien président Joseph Kabila, qui aurait constitué la cible principale de l’opération. Ces déclarations n’ont pas été confirmées par les autorités de Kinshasa.
L’est de la RDC reste le théâtre de fortes tensions depuis la reprise des offensives du M23 fin 2021. La rébellion, accusée par Kinshasa et plusieurs partenaires internationaux d’être soutenue par le Rwanda, contrôle aujourd’hui plusieurs zones stratégiques dans cette région riche en ressources naturelles.
Malgré la signature d’un cessez-le-feu en décembre 2025 sous médiation internationale, les affrontements se poursuivent sporadiquement. Début mars, les États-Unis ont d’ailleurs annoncé des sanctions visant l’armée rwandaise ainsi que plusieurs de ses hauts responsables, accusés d’implication dans le conflit.
Chargement des commentaires...