Burkina Faso: quatre otages libérés, deux militaires français tués

Dans son communiqué, l'Élysée annonce la libération des deux touristes français enlevés mercredi dernier dans le nord du Bénin, dans le parc de la Pendjari, situé à la frontière avec le Burkina Faso où sont implantés plusieurs groupes jihadistes.

L'opération a également permis de libérer une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne, explique Paris. C'est une opération menée la nuit dernière au Burkina Faso qui a permis ces libérations.

Deux militaires français ont été tués dans l'opération, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des forces spéciales, poursuit le communiqué. Quatre ravisseurs sont aussi morts lors de cette libération. Attendus ce week-end à Paris Cette opération a été menée avec la coopération des autorités burkinabè et béninoises ainsi que celle de l'armée américaine selon les autorités françaises.

Il n'y a pas plus de précisions pour l'instant sur l'identité des assaillants. La ministre française des Armées, Florence Parly, parle de terroristes dans son communiqué sans pour autant les nommer. Depuis le début de la semaine, les autorités françaises comme les autorités béninoises avaient complètement verrouillé la communication autour de la disparition des deux touristes français.

Et pour cause, expliquait le porte-parole de la présidence béninoise Wilfried Houngbédji, « nous savons qu'il y a encore des vies en jeu dans cette affaire ». Les deux touristes français ont donc été retenus en otage un peu plus d'une semaine.

Et leur guide a été tué, son corps retrouvé près de la frontière avec le Burkina Faso. Pour les familles des otages français, la nouvelle de leur libération est « un soulagement ». Les deux hommes sont attendus ce week-end à Paris.

Le président français Emmanuel Macron « se félicite de la libération » de ces « quatre otages au Sahel ». L’Élysée ne donne aucun détail sur les circonstances de la disparition des deux Français. À aucun moment, Paris ne dit s'il s'agit ou non d'un enlèvement lié à la présence de plusieurs groupes jihadistes dans la région.

Et du côté de ces organisations terroristes, il n'y a d'ailleurs eu aucune revendication.

RFI