Décès de l’intellectuel et politique béninois, Albert Tévoédjrè

Cet ancien fonctionnaire du Bureau international du travail, grand homme de culture, brillant orateur, homme politique, aura été un témoin et un acteur de tous les grands épisodes de la vie politique dahoméenne et béninoise. Il a tout connu : les années d’indépendance, la révolution et le renouveau démocratique.

En 1989 déjà, lors d’un colloque international qu’il organisait à Porto-Novo, il réclamait au pouvoir marxiste de l’époque une ouverture démocratique. Un an plus tard, en février 1990, et sous la pression, Mathieu Kérékou convoquait la conférence nationale. Albert Tévoédjrè désigné rapporteur présentera les conclusions dans un style flamboyant et osé. C’est de cette tribune qu’il lance sa célèbre formule, « nous avons vaincu la fatalité ».

Candidat malheureux à la présidentielle

Tévoédjrè, c’était aussi un laboratoire d’idées et de projets, ce qui fait qu’il est parfois assimilé à un rêveur. Il disait rêvé grand pour son pays et l’Afrique. Il s’était présenté en 1991 à l’élection présidentielle sans succès. En politique, il était redoutable et pouvait rendre des coups.

RFI