Disparition de l'écrivain et académicien franco-belge François Weyergans

Le prix Renaudot, c’était en 1992, pour La Démence du boxeur. Treize ans plus tard, François Weyergans décrochait aussi le prix Goncourt, avec Trois jours chez ma mère.

Entré à l’Académie française en 2009 au siège d'Alain Robbe-Grillet, le romancier né à Bruxelles en 1941, d’un père lui-même écrivain catholique, aura publié en tout une quinzaine de titres.

Passionné de cinéma, il s’était aussi formé à la réalisation au début des années 1960, à l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC), devenu la prestigieuse Femis.

Inclassable et facétieux

François Weyergans avait notamment réalisé plusieurs films sur le chorégraphe Maurice Béjart, son ami qu’il aura accompagné jusqu’à son dernier souffle, en 2007. Il s'est également intéressé au travail du musicien Pierre Henry auquel il consacrera un autre documentaire, Un film sur quelqu'un, en 1972.

Présenté comme « inclassable et facétieux », il se consacrait à la littérature depuis 1973 et la parution de son premier livre officiel, Le Pitre, une histoire inspirée de sa psychanalyse avec Jacques Lacan, qui lui avait valu le prix Roger Nimier. L'Académie française le récompense du prix de la Langue française pour l’ensemble de son œuvre en 1997.

Son dernier roman Royal Romance a été publié en mars 2012 par Julliard. « Ils ne sont pas nombreux, les écrivains qui savent se faire désirer. C’est tout un art de créer le manque. François Weyergans est orfèvre en la matière », écrivait alors Frédéric Beigbeder. François Weyergans se consacrait à la littérature, avec parfois de longs moments de doutes et de silence. François Weyergans avouait pouvoir passer des heures à sa table de travail sans rien écrire.

 

RFI