Elections municipales et régionales 2018:Un groupe d’observateurs dénoncent des morts et des violences dans le processus électoral

 « Il ne devrait plus avoir de morts. 10 morts déjà c’est trop, la population est déjà traumatisée par ce qu’elle vit depuis 2010 », a déploré Nathalie KOUAKOU, coordinatrice de la plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance.

« Notre souhait c’est que tout le monde rentre chez lui et que la paix puisse régner, ce n’est qu’une élection locale, » a-t-elle mentionné. Enumérant les violences enregistrées en cette période, Nathalie KOUAKOU a indiqué que toutes ces violences ont été le fait de militants politiques, car ayant été auteurs dans 75 % des cas et victimes dans 67% des cas le jour du scrutin.

«(…) de ce monitoring de la violence électorale, il faut profondément déplorer les pertes en vies humaines mais également de la violence notée à Lakota, Katiola, San Pedro, Plateau, Guiglo(...) ».

Elle a par ailleurs, invité le gouvernement à mettre fin à l’impunité dans le milieu politique. « J’invite le gouvernement ivoirien à mettre fin à l’impunité des hommes politiques, la CEI à la transparence dans la centralisation et le traitement des résultats ».

La Plateforme a pour objectif de mener des activités importantes telles que le monitoring des violences électorales, la remontée des données, l’opérationnalisation d’une structure de veille sur les opérations électorales.

AC