François de Rugy convoqué en urgence à Matignon

Dîners, travaux, appartement HLM inoccupé.... Alors qu'il se trouvait en déplacement, l'actualité l'a rattrapé. François de Rugy doit maintenant faire face à Édouard Philippe. Le ministre de la Transition écologique, dans la tourmente depuis les révélations sur ses dépenses de bouche à l'Assemblée nationale quand il en était le président, a écourté jeudi une visite dans les Deux-Sèvres pour retourner à Paris. Il a quitté Niort après un déjeuner à la préfecture, sans effectuer les deux visites de sites qui étaient prévues à son agenda. Édouard Philippe l'a convoqué à 16 h 30 à Matignon.

Depuis des révélations faites mercredi, François de Rugy est au cœur d'une polémique concernant des dîners fastueux à l'hôtel de Lassay lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale, des travaux aux frais du contribuable dans son logement de fonction et le logement social de sa directrice de cabinet, Nicole Klein, conservé pendant 12 ans alors qu'elle n'habitait plus la capitale. Le ministère a indiqué jeudi qu'il avait été mis fin aux fonctions de Nicole Klein.

« J'ai toujours rendu des comptes aux Français »

Jeudi matin dans les Deux-Sèvres, François de Rugy, pressé de questions, a maintenu sa ligne de défense et éludé les questions sur sa directrice de cabinet. Il est reparti avant un point presse qui était prévu à 14 h 30. « S'il y a des erreurs d'appréciation de ma part, je serai tout prêt également à les corriger, c'est normal, ce sont les comptes que l'on doit rendre aux Français. Je suis élu depuis 2001, j'ai toujours rendu des comptes aux Français », a-t-il dit à des journalistes, indiquant qu'il continuerait son « travail pour l'écologie à la tête de ce ministère ».

Une cinquantaine de militants écologistes, communistes et « solidaires » se sont rassemblés devant la préfecture de Niort où il déjeunait, en brandissant un grand homard en plastique et aux cris de « François démission ! ». Il était accompagné de la secrétaire d'État Emmanuelle Wargon, qui, elle, a continué la visite selon l'agenda prévu.

 

Le Point