Guinée Equatoriale : ouverture des assemblées annuelles de la BAD

La 54è Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD) et la 45è Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (FAD) se sont ouvertes mardi à Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale.

Ces rencontres sont axées sur le thème de l’«Intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique».

Près de 3000 délégués et observateurs venus des quatre coins du monde discuteront pendant quatre jours, des problèmes de l’économie africaine et les questions d’intégration, selon les informations recueillies par le correspondant d’Anadolu sur place.

Les Assemblées annuelles, sont initiées par la Banque africaine de développement (BAD). Elles projettent d'ouvrir de nouvelles perspectives de développement pour l’Afrique qui reste à la traîne malgré l’abondance des richesses de son sous-sol et la présence de tous les facteurs nécessaires pour son décollage.

Une situation à laquelle s’insurgent régulièrement les économistes.

Eleme Asumu, analyste équato-guinéen et observateur économique, a expliqué à Anadolu que «ces Assemblées ont comme objectif de définir et de fournir des orientations économiques précises, fondées sur la recherche et les meilleures pratiques, afin d’établir un partenariat renforcé au service d’une intégration accélérée sous tous ses aspects».

Etaient présents lors de la séance d’ouverture, outre le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo hôte de la rencontre, Saulos Chilima vice-président de la République du Malawi, Victor Harison Commissaire aux Affaires économiques de l’Union Africaine, Ahunna Eziakonwa, sous-secrétaire générale des Nations Unies et Directrice du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique, Giovannie Biha, secrétaire exécutive adjointe de la CEA, Akinwumi Adesina président de la BAD, ainsi que des représentants des 54 pays-membres de la BAD.

L’événement offrira aux chercheurs, décideurs politiques et aux praticiens du développement un forum unique en son genre pour engager le dialogue et enrichir leurs connaissances en vue de mettre au point des solutions d’intégration continentale efficaces.

Il s’agit de l’événement le plus important de la BAD, qui rassemble chaque année, des ministres africains de l’Economie, des Finances et du Plan, des décideurs politiques et des acteurs du secteur privé.

L’Afrique, peuplée d’un milliard d’habitants, génère un produit intérieur brut (PIB) global de plus de 3 400 milliards de dollars américains.

«Un tel marché devrait engranger de formidables opportunités pour les entreprises du continent. Les gouvernements des pays africains ainsi que les communautés économiques régionales doivent intensifier leurs efforts afin de faciliter la libre circulation des biens, des services et des personnes ainsi que le commerce transfrontalier», a conclu Eleme Asumu.

Les Assemblées de la BAD s’achèvent le 14 juin prochain.

Cette rencontre se tient après une dizaine de jours de l’entrée en vigueur de l’accord sur la zone de libre-échange africaine.

La zone de libre-échange, qui concerne plus de 1,2 milliard de consommateurs, est susceptible de provoquer, à terme, une gigantesque transformation du commerce mondial.

Selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), «la zone de libre-échange pourrait stimuler le commerce entre africains en supprimant les droits à l’importation et pourrait même les doubler, dans l’hypothèse où les obstacles non-tarifaires seront également réduits».

Cela permettrait de porter «le taux actuel des échanges inter-africains de 15% à plus de 50 % d’ici à 2020» selon Carlos Lopes, chef de la commission économique pour l’Afrique à l’Union africaine dans un entretien avec Anadolu.

Ce qui serait comparable aux 54 % de l’Amérique du nord, aux 70 % de l’Union européenne et aux 60 % de l’Asie.
AA