Mali : la présidence décrète un deuil de trois jours

La présidence malienne a décrété un deuil national de trois jours, à compter de ce jeudi 3 octobre, a-t-on appris d’un communiqué officiel, rendu public mercredi soir.

Ce deuil national intervient suite à une double attaque, dans la nuit de dimanche à lundi 30 septembre, contre le camp d’une unité malienne de la force G5 Sahel à Boulkessi et un poste militaire de Mondoro, faisant au moins 25 morts et 4 blessés parmi les forces armées.

L’armée malienne a fait également état d’une soixantaine de soldats disparus, dont 11 ont pu regagner la base mercredi suite à des opérations de ratissage. « Les drapeaux seront mis en berne sur tous les bâtiments et édifices publics pendant toute la durée du deuil », peut-on lire dans le communiqué de presse rendu public suite à un conseil des ministres mercredi.

Sur le terrain, les forces armées maliennes (Fama) ont annoncé, jeudi matin, la reprise du contrôle du camp de Boulkessi, suite à une intervention des forces de l’air. « Les FAMa ont repris leur base à #Boulkessy.

Par cet acte les FAMa donnent une preuve de leur combativité et de leur bravoure », ont annoncé les Fama sur leur compte twitter. « L'aviation militaire a joué un rôle capital.

L'intervention des hélicoptères a permis de reprendre rapidement l'initiative sur l'ennemi», a ajouté la même source, saluant l’appui des forces burkinabè lors de cette opération. « Il faut aussi saluer et remercier l'Armée Burkinabè et les partenaires dont les soutiens ont permis une réponse rapide et efficace », peut-on encore lire dans cette série de tweets. 

Pour rappel, le camp des forces armées maliennes de Boulkessi et le poste militaire de Mondoro, dans la région de Mopti (Centre) « ont fait l’objet d’une violente attaque dans la nuit de dimanche à lundi », avait annoncé le ministère malien de la Communication, dans une précédente publication.

Le bilan provisoire était de 25 militaires tués, 4 blessés et une soixantaine de soldats portés disparus. Côté assaillants, au moins 15 terroristes ont été abattus lors des combats. Jeudi, les opérations de ratissage se poursuivaient et un Poste de commandement avancé a été installé à Sévaré, sous la conduite du ministre de la défense et du chef d'état-major général adjoint des armées.

AA