‘’Nous appelons les producteurs et les OPA à rester sourds à toute invitation à une grève, à la rétention de produits ou au boycott lancé par certaines organisations syndicales, de nature à compromettre la cohésion sociale, l’ordre public et la stabilité de la filière. Une grève ne remplit pas le grenier. Ne cassons pas ce que nous avons construit’’. A déclaré Obed Blondé Doua vice-président et porte-parole de l'Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) Café-Cacao en Côte d'Ivoire.
Le Mardi dernier, Thibeaut Yoro, secrétaire général et porte-parole de la centrale syndicale agricole, avait exprimé sa déception face à ce niveau de prix. Il avait notamment déclaré à l’AFP qu’il espérait une remontée du prix à 1 800 ou 2 000 francs CFA le kilogramme.
Obed Blondé Doua vice-président a au nom de l’OIA Café-Cacao, lors de cette conférence de presse pris ses distances sur les déclarations de Thibeaut Yoro sur les prix du café et du cacao. Affirmant que ces propos n’ont fait l’objet d’aucune validation de ses instances compétentes et ne constituent donc pas une position officielle.
En conséquence, ces propos ne sauraient engager l’OIA Café-Cacao, son président, son conseil d’administration, son bureau, ni l’ensemble de ses membres, précise son vice-président.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de débats autour de la commercialisation du café et du cacao en Côte d’Ivoire.
L’État ivoirien s’était engagé à racheter les stocks de cacao bloqués au prix de 2 800 francs CFA le kilogramme. Début août, le gouvernement avait annoncé avoir achevé l’achat de 100 000 tonnes de fèves.
Pour la récolte intermédiaire, le prix du cacao avait par ailleurs été fixé à 1 200 francs CFA le kilogramme, contre 3 000 francs CFA pour la campagne principale, soit une baisse de 60 %.
À quelques jours du lancement de la prochaine campagne de commercialisation, l’OIA Café-Cacao a réaffirmé sa volonté d’accompagner le gouvernement à favoriser une campagne « apaisée et stable »
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