D’après l’agence Fars, citant une source officielle, des discussions entre Téhéran et Washington sont envisagées, sans qu’un calendrier précis n’ait, à ce stade, été communiqué. L’information a également été relayée par la presse gouvernementale iranienne et par des titres réformistes, confirmant une évolution notable dans un contexte diplomatique marqué par de fortes tensions entre les deux pays.
Selon des sources diplomatiques, des échanges pourraient se tenir dans les prochains jours dans une capitale régionale, notamment en Turquie. Plusieurs États, dont la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Qatar, joueraient actuellement un rôle de médiation afin de réduire les tensions et d’éviter une escalade militaire.
Les autorités iraniennes réaffirment toutefois leurs lignes rouges. Téhéran insiste sur le caractère civil de son programme d’enrichissement d’uranium et exclut toute négociation concernant son programme balistique. Des positions qui contrastent avec les exigences américaines, lesquelles portent sur un arrêt complet du programme nucléaire iranien et une limitation des capacités de missiles du pays.
Malgré ces divergences, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a récemment estimé qu’un accord restait envisageable. Dans une interview accordée à un média américain, il a déclaré percevoir « une possibilité de discussion » si les États-Unis s’engagent dans une démarche visant à garantir l’absence d’armes nucléaires, dans le cadre d’un accord qu’il juge « juste et équitable ».
Les contacts diplomatiques se sont intensifiés ces derniers jours. Le ministre iranien des Affaires étrangères a notamment échangé avec ses homologues turc, saoudien et égyptien. Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, les discussions portent actuellement sur les modalités et le cadre du processus diplomatique, en vue d’une possible avancée à court terme.
Téhéran a toutefois rejeté toute logique de pression. Les autorités iraniennes ont assuré n’avoir reçu aucun ultimatum de Washington, affirmant que l’Iran « n’accepte jamais d’ultimatum » dans ses relations internationales.
De son côté, le président américain Donald Trump s’est dit favorable à une solution négociée, déclarant espérer la conclusion d’un accord, tout en maintenant une posture de fermeté sur les garanties exigées.
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