Dans un communiqué relayé par l’Agence de presse sénégalaise (APS), la porte-parole du gouvernement, Marie-Rose Khady Fatou Faye, a indiqué que « des événements graves survenus le lundi 9 février 2026 à l’UCAD ont conduit au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, inscrit en deuxième année de licence en médecine ». Les circonstances exactes du drame n’ont pas été précisées.
Selon des sources médiatiques, les affrontements se sont déroulés à l’intérieur du campus universitaire, mais également sur l’avenue Cheikh Anta Diop et la corniche ouest, provoquant d’importantes perturbations de la circulation dans la capitale. Les heurts auraient éclaté en marge de manifestations étudiantes réclamant le paiement d’arriérés de bourses, dans un contexte économique jugé difficile. De leur côté, certaines sources étudiantes, relayées par la presse locale, avancent que l’étudiant aurait été mortellement agressé à l’intérieur de sa chambre universitaire. Ces informations n’ont, à ce stade, pas été corroborées par les autorités.
En réaction, le gouvernement a présenté ses « condoléances les plus attristées » à la famille du défunt, à ses proches et à la communauté universitaire. Il a appelé l’ensemble des acteurs concernés « à la retenue et au sens des responsabilités », tout en assurant que « toute la lumière sera faite sur les circonstances de ce drame » afin d’établir les responsabilités.
Ce décès ravive le souvenir de précédents drames survenus dans le milieu universitaire sénégalais, notamment à l’UCAD, régulièrement secouée par des mouvements de contestation liés aux conditions de vie et d’études. Depuis plusieurs mois, des manifestations similaires ont été signalées dans d’autres universités publiques du pays, notamment à Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor, autour des questions de bourses, de restauration universitaire et de réformes du système d’aides sociales.
MPI/
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