D’après l’organe électoral, le principal candidat de l’opposition, Anicet-Georges Dologuélé, arrive en deuxième position avec 14,66 % des voix, tandis qu’Henri-Marie Dondra obtient 3,19 %. Le taux de participation s’établit à 52,43 % pour ce scrutin marqué par l’organisation simultanée des élections présidentielle, législatives, régionales et municipales.
Les résultats définitifs doivent être proclamés à la mi-janvier par le Conseil constitutionnel, après l’examen d’éventuels recours.
Réélu pour la troisième fois depuis son arrivée au pouvoir en 2016, Faustin-Archange Touadéra avait fait adopter en 2023 une nouvelle Constitution lui permettant de briguer un nouveau mandat, une réforme vivement critiquée par une partie de la classe politique.
L’opposition conteste les conditions d’organisation du scrutin. Anicet-Georges Dologuélé a revendiqué la victoire avant la publication officielle des résultats et dénoncé de graves irrégularités. Henri-Marie Dondra a pour sa part appelé à l’annulation du vote, mettant en cause la capacité de l’ANE à garantir un processus crédible. Plusieurs formations d’opposition avaient d’ailleurs choisi de boycotter les élections.
À l’inverse, les observateurs de l’Union africaine ont salué un scrutin globalement calme et conforme aux procédures légales, évoquant une amélioration par rapport aux précédentes élections de 2016 et 2020.
Faustin-Archange Touadéra s’est présenté durant la campagne comme le « candidat de la stabilité » dans un pays marqué par des décennies d’instabilité politique et sécuritaire. Selon plusieurs analystes, les autorités contrôlent aujourd’hui une large partie du territoire, même si des foyers de tensions persistent, notamment à l’est et au nord-ouest du pays.
Malgré une amélioration sécuritaire relative, la situation socio-économique demeure fragile pour une majorité de la population centrafricaine, confrontée à la pauvreté, au chômage et à un accès limité aux services de base.
MPI/lg
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