Quatre ans après son arrivée au pouvoir à la suite d’un coup d’État, le général Doumbouya consolide ainsi son contrôle sur l’appareil d’État, au terme d’un scrutin marqué par l’absence des principales figures de l’opposition. La présidente de la DGE, Djénabou Touré, a également annoncé un taux de participation de 80,95 %, en recul par rapport aux premières estimations communiquées à la clôture des bureaux de vote.
Derrière le candidat au pouvoir, Abdoulaye Yéro Baldé, leader du Front démocratique de Guinée (Frondeg), arrive en deuxième position avec 6,59 % des voix, loin devant les autres prétendants. Dans la matinée de mardi, quatre des huit candidats engagés dans la course avaient déjà reconnu leur défaite et adressé leurs félicitations au vainqueur annoncé.
Cette élection, présentée comme une étape majeure du processus de transition, s’est déroulée dans un climat politique tendu, sur fond de critiques liées au rétrécissement de l’espace civique et aux restrictions des libertés publiques. Initialement engagé à remettre le pouvoir aux civils, Mamadi Doumbouya voit désormais sa légitimité renforcée par les urnes, même si le caractère inclusif du scrutin continue de susciter le débat.
La Cour suprême est attendue dans les prochains jours pour la proclamation des résultats définitifs. À Conakry, l’annonce des résultats provisoires n’a toutefois pas donné lieu à des manifestations notables, les rues de la capitale restant globalement calmes dans la soirée de mardi.
MPI/akc
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