Lors de son intervention télévisée, M. Coulibaly-Kuibiert a rappelé que le corps électoral comprenait 8 727 431 inscrits, répartis sur le territoire national et à l’étranger. Le vote, organisé sur dix heures, a globalement respecté la durée légale, a-t-il assuré, même lorsque l’ouverture des bureaux a été retardée pour des raisons de sécurité ou de logistique.
La CEI a identifié trois types d’incidents ayant perturbé localement le scrutin : des violences contre des agents de bureaux de vote, des destructions de matériel (urnes, documents électoraux, cartes) et des regroupements ponctuels de bureaux pour raisons de sécurité. Selon le président, ces perturbations sont restées marginales : les forces de l’ordre ont rapidement rétabli l’ordre et des stocks de réserve ont permis de remplacer le matériel endommagé.
La commission a fait état d’un taux de remontée des procès-verbaux supérieur à 30 % au moment du point, et estime que la participation « pourrait avoisiner les 50 % » une fois la compilation nationale achevée. Le président a aussi déploré le décès d’un agent dans la zone de l’Agnéby-Tiassa, qualifiant ce cas d’« incident tragique » isolé.
Sur l’organisation, la CEI a expliqué les procédures de proclamation : constat dans les bureaux de vote, remontée et consolidation au niveau local, proclamation provisoire par la commission centrale, puis proclamation définitive par le Conseil constitutionnel. Coulibaly-Kuibiert a annoncé que la proclamation provisoire interviendrait « au plus tôt dimanche soir, au plus tard lundi », s’engageant à respecter les délais légaux tout en tenant compte du besoin d’exactitude.
Une clôture tournée vers la transparence et l’apaisement
En clôture, la CEI a insisté sur la nécessité de patience et de responsabilité : publier des résultats rapides, mais fiables, figure désormais parmi ses priorités. L’institution a appelé les acteurs politiques et les citoyens à éviter toute provocation et à faire confiance aux procédures de vérification mises en place.
Alors que débute la phase de centralisation des scrutins et que les observateurs nationaux et internationaux poursuivent leurs missions de vérification, le pays entre désormais dans une période décisive: celle des proclamations et, potentiellement, des recours. La tenue d’un scrutin serein aujourd’hui laisse la place à l’examen des résultats et à la prochaine étape institutionnelle — une épreuve de vérité pour la crédibilité du processus électoral ivoirien.
MPI/AKC
Chargement des commentaires...