À Man, la candidate du Groupement des partenaires politiques pour la paix (GP-Paix), Henriette Lagou, a appelé les électeurs à faire un choix « responsable et tourné vers la paix ». Face à une foule de femmes, de jeunes et de chefs coutumiers, elle a insisté sur la nécessité de « choisir une personne capable d’assurer la cohésion nationale ».
« Ces élections ne sont pas politiques, elles doivent permettre de choisir quelqu’un qui ramènera la paix », a-t-elle lancé, estimant que « le pays a besoin d’un leadership tourné vers la réconciliation et la stabilité ».
Évoquant le manque de continuité dans la gouvernance, Mme Lagou a regretté l’absence de passations de charges entre présidents successifs et a plaidé pour une Côte d’Ivoire « des valeurs », fondée sur le vivre-ensemble et la morale publique.
À Bouaké, le candidat du Congrès démocratique (CODE), Jean-Louis Billon, a misé sur la jeunesse et l’espoir. Devant des milliers de partisans rassemblés au parking du Stade de la Paix, il a exhorté les jeunes à « oser le changement » pour construire « une Côte d’Ivoire d’opportunités ».
« Trop de jeunes diplômés se heurtent encore à des portes fermées. Certains risquent leur vie ailleurs pour chercher une dignité qu’ils devraient trouver ici », a-t-il déploré.
Jean-Louis Billon a promis une gouvernance exemplaire, une économie souveraine fondée sur la création d’emplois, et une attention particulière à l’environnement et au capital humain.
« Aucun talent ivoirien ne doit être obligé de chercher sa dignité ailleurs », a-t-il insisté, sous les acclamations de ses partisans.
À Aboisso, la présidente du Mouvement des générations capables (MGC), Simone Ehivet Gbagbo, a clos sa campagne à Krindjabo sur un ton solennel et fraternel. Elle a invité les électeurs à un « vote de conscience » et à rejeter la corruption électorale.
« Le 25 octobre, chacun aura entre les mains une arme pacifique et puissante : son bulletin de vote », a-t-elle déclaré, avant d’appeler à « un sursaut national pour la réconciliation et la justice ».
Pour Simone Gbagbo, la réconciliation ne peut se bâtir « sans vérité ni justice », et le pouvoir doit redevenir « un instrument de service public, non un privilège personnel ». Elle a exhorté les Ivoiriens à « écrire ensemble une nouvelle page de l’histoire nationale ».
Pendant ce temps, à Abidjan, le président sortant et candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), Alassane Ouattara, a rassemblé une marée humaine sur la place de la République au Plateau pour clore sa campagne.
« Je vous demande d’aller voter massivement le samedi 25 octobre, dans la paix, la dignité et la fraternité », a-t-il lancé.
Alassane Ouattara a réaffirmé son ambition de « bâtir une nation forte, solidaire et prospère », tout en appelant ses partisans à la vigilance.
« Protégeons notre belle Côte d’Ivoire, car certains peuvent chercher à troubler la sérénité », a-t-il averti.
À Mbatto, le candidat de la Coalition pour une autre Côte d’Ivoire (CACI), Ahoua Don Mello, a également clos sa campagne dans une ambiance militante. Ingénieur et ancien ministre, il a réaffirmé sa vision d’une gouvernance basée sur la souveraineté économique et la justice sociale, appelant les populations à « reprendre le contrôle de leur destin à travers le vote ».
Ainsi s’achève une campagne électorale intense mais globalement apaisée, marquée par des appels unanimes à la paix et à la responsabilité. Samedi, plus de huit millions d’Ivoiriens sont attendus aux urnes pour élire le prochain président de la République.
MPI/AKC
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